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La beauté échappe aux modes passagères
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samedi 21 novembre 2009

Lost in profusion

Les collections de l'été ? Pas encore, on entame à peine l'hiver qu'il faudrait déjà faire les boutiques pour l'été ? Patiente l'heure viendra...

La saison est noire, noire de manteaux, de vestes, chandails, blablabla blablabla. Noire, black, dark, un peu dans la pénombre des renflouements bancaires.
Mettons lui un peu de couleurs, le soleil lui-même est prêt à s'y fondre, 2012 ? Voici donc quelques looks à la vitamine C, pour une cure de vitalité sur un air de marginalité. Hé oui, le sombre est toujours cher aux coeurs.
Espérons que le printemps puis l'été aboliront son règne de terreur urbaine.

Let's paint.

Maison Martin Margiela
Lanvin


Raf Simons


Louis Vuitton

dimanche 5 juillet 2009

Paris - Men's Wear S/S 2010

LANVIN






La maison Lanvin fait de l'homme un poète des couleurs, un phoenix brillant, dans un ballet d'élégance et de style.


Il suffit de se confronter au dernier défilé pour en être convaincu.


Lucas Ossendrijver sous la coupe de Alber Elbaz émerveille le vêtement de son talent. On retrouve effectivement les classiques de la saison. Dans le ton: Noir, bleu, gris, blanc ; mais aussi une gamme de nuances pétillantes: Framboise, olive, bronze. Le style est mesuré, quoique foisonnant d'ingéniosité. Vestes croisées, pantalons hauts et vaporeux, rayures à la verticale sont les incontournables que cette création magnifie.


Monsieur Lanvin sera chic sans être androgyne, original sans être gauche et portera des cravattes américaines, de strictes chemises à carreaux. Ce savant mélange de motifs fera de lui un as du raffinement, lui assurera une grâce naturelle que le vêtement amplifie. Cet homme appréciera le confort d'un manteau démesurément volatile, d'une veste libertine sans manches ou encore de sandales chamarrées pour d'agréables escapades estivales.


De ceintures fines en chaussures montantes, dissimulé sous sa visière, cet explorateur dandy est notre contemporain.

jeudi 2 juillet 2009

Paris - Men's Wear S/S 2010

PETAR PETROV



Détail: Le bermuda replié en bas

Détail: Le Barcelet rappelant les derbys (à droite)


Pas une tâche pour le défilé Petar Petrov, enfin si : sur le carton d’invitation !



Chemisette vaporeuse à droite

Petar Petrov signe une collection raffinée et naturelle, pleine de caractère et forte d'une identité toujours plus affirmée. En effet, ce défilé a révélé un créateur aux multiples facettes: Des chemises vaporeuses cotoient pantalons en vinil rouge et costumes affutés, parfaitement taillés. Dans des tons très divers tels que le rose, vert d'eau, beige, gris, noir, blanc... et le rouge, Petar habille la silhouette naturellement, sans la contrefaire, pour une allure préservée et un chic assuré. De plus, le casting étonnant prouve que cette collection peut être l'affaire de tous, que chaque pièce associée à une autre créée un style différent. Le vêtement est une affaire de passion comme peuvent en témoigner les tâches de rouges, irrégulièrement placées sur des tee-shirts, ce qui contraste avec le calme élégant des teintes plus pastelles de la collection. Enfin les beaux accessoires (ceintures bicolores, bracelets, solaires...) ainsi que les chaussures rose pâle ou noires, parachèvent un défilé haut en émotion.






Pantalon en vinyl rouge avec rappel de la même couleur gràce à la tâche sur le tee-shirt




J'ai particulièrement aimé le style du mannequin de droite
Un grand merci à la contribution photo de : http://thefashionisto.com/blog/

Paris - Men's Wear S/S 2010


JEAN PAUL GAULTIER




















La réinvention de son propre style est toujours un défi, un défi que Jean Paul Gaultier ne saurait relever sans le talent qui est le sien. Le mâle chez Gaultier, revêt des corsets ultra-sexy, en strasses, cuir, coton noir, marinière marine ou encore en jean (Issu d’un partenariat entre la maison et le géant du denim : Levi’s.). Toujours dans un style affirmé, on remarquera les chemises (Sanglées dans le dos, CF ci-dessus.), les jupes (Soit plissées, soit le résultat d’un mélange astucieux entre un bermuda et un tablier bas.) ou encore le transparent des vestes, pour une attitude glamour sans concessions. Des vestes croisées noires, marines, beiges aux épaulent prononcées, conversent avec des parkas, trenchs, foulards et des mitaines de cuir noir. Le show s’achève, on ne peut qu’applaudir un art en constante évolution.











mercredi 1 juillet 2009

MILAN - FIN

Prada




La maison Prada demeure, comme à chaque saison, le symbole d’une élégance à l’italienne, portant l’étendard d’une mode contemporaine, actuelle et accessible. Le noir, le blanc, les nuances de gris mènent ce défilé, résolument chic. Outre des coupes parfaites, Prada joue la transparence : pantalon laissant entrevoir l’intégralité des poches, mailles (inspiration chevaleresque ?) pour débardeurs et manteaux. La veste croisée est de mise, boutonnée une seule fois, les cardigans cachent des chemises ou des vestons, des cols « roulés ». Enfin quelques motifs rythment cette collections, que tous nous aimerions porter. Gaga de Prada !

Romeo Gigli

Après une présentation poétique à l’espace topographique (Paris) la saison dernière, Romeo Gigli poursuit à Milan, dans la continuité d’un chic appréciable et fortement reconnaissable, l’expression de son idéal de beauté masculine. Dans un style chamarré, empli de la joie italienne, il signe une collection à la fois chic et casual. De jolis costumes emplissent cette création faite de vestes croisée (détails de boutons en bois), de vestes simples (tissus différents pour les cols et manches), ainsi que de pièces immaculées blanches. Demeurons attentifs à ce créateur, poète de mode.

mercredi 24 juin 2009

Exposition Madeleine Vionnet - Musée des Arts Décoratifs




La confidence d'un membre du musée:

- Cette robe a, par exemple, nécessité six mois de travail à une restauratrice.
Lorsqu'ils ont découvert le tissu, ils ignoraient que c'étaient une robe.
Gràce à une redécouverte d'une technique moderne de l'emploi du nylon,
ils ont pu rendre à la robe son éclat.
Ceci fait, il a fallu recoller les motifs en soie sur le tissu.
En outre le tissu étant extrèmement fragilisé,
l'éclairage a été conçu pour que chaque robe bénéficie de la lumière adéquate à sa survie. -




"Les Arts Décoratifs présentent l’exposition « Madeleine Vionnet, puriste de la mode », première rétrospective parisienne rendant hommage à l’une des plus grandes couturières françaises du xxe siècle à travers cent trente modèles de 1912 à 1939 conservés aux arts décoratifs. Pionnière dans la maîtrise de la coupe en biais et de l’art du drapé, elle a su mettre son génie au service des femmes et de leur bien-être. Madeleine Vionnet a permis une véritable transformation de la silhouette et de l’esthétique, marquant ainsi l’évolution de l’émancipation du corps féminin. Figure phare de la haute couture de l’entre-deux-guerres, Madeleine Vionnet est considérée comme « le couturier des couturiers »." Source: www.modemonline.com



"Née dans le Loiret en 1876, d’une famille modeste, elle s’installe avec son père nommé receveur d’octroi à Aubervilliers, en région parisienne, à l’âge de cinq ans. Bien que brillante élève, elle quitte l’école à 12 ans pour travailler et apprendre la couture chez la femme du garde champêtre. A 18 ans, elle décide d’apprendre l’anglais et se rend outre Manche où elle est employée comme lingère. En 1896, elle est engagée chez Kate Reily, maison de couture londonienne, où elle débute véritablement son apprentissage de la couture. De retour à Paris, cinq ans plus tard, elle entre chez les sœurs Callot, une des maisons de couture les plus prestigieuses où elle fait ses armes. En 1906, Jacques Doucet fait appel à elle et lui confie le soin de « rajeunir » sa maison. Mais en proposant aux mannequins de marcher pieds-nus, vêtues de robes souples qu’elles portent à même le corps sans s’appuyer sur l’incontournable carcan de rigueur à l’époque qu’est le corset, elle se heurte aux réticences de la maison et décide alors de voler de ses propres ailes.

C’est en 1912 qu’elle ouvre sa propre maison de couture, au 222 rue de Rivoli, mais la Grande guerre la contraint de la fermer en 1914. Dès sa réouverture en 1918, elle impose sa modernité et connaît le succès. En 1923, sa maison de couture se trouvant à l’étroit, elle aménage un hôtel particulier, situé au 50 Avenue Montaigne. Elle confie au décorateur Georges de Feure l’aménagement de ses salons dans le style Art déco, faisant de ce lieu un véritable temple de la mode à la conquête d’une clientèle internationale des plus raffinées. L’organisation de la maison de couture fait preuve d’un réel esprit d’avant-garde. En femme engagée, Madeleine Vionnet dirige sa maison de couture comme une entreprise moderne emprunte d’un esprit social peu courant pour l’époque. Soucieuse du bien-être de ses employées, la nouvelle installation offre différents services sanitaires et sociaux : une cantine, un cabinet médical et dentaire gratuits pour le personnel et leur famille ainsi qu’une crèche. Enfin, elle accorde des congés payés et des congés de maternité plus avantageux que ne l’imposent les lois sociales de l’époque.

En visionnaire éclairée, elle soutient « l’Association pour la défense des Arts Plastiques et Appliqués » dont l’objectif principal est de protéger les intérêts de l’industrie de la Haute Couture en s’opposant à la contre-façon. Elle ferme sa maison de couture en 1939 lorsque la guerre éclate, elle est alors âgée de 63 ans.

En 1952, Madeleine Vionnet fait une donation exceptionnelle à l’Union Française des Arts du Costume qui rassemble 122 robes, 750 toiles patrons, 75 albums photographiques de copyrights, des livres de comptes et des ouvrages issus de sa bibliothèque personnelle. Par cette démarche, elle fut la première couturière à avoir conscience de la nécessité de conservation de son patrimoine relevant de l’intérêt collectif, ce fonds est désormais conservé par Les Arts Décoratifs.


L’exposition retrace de façon chronologique, la carrière exceptionnelle de Madeleine Vionnet de 1912 à 1939. Le premier étage, dont les modèles datent des années 1910 aux années 1920, met l’accent sur les caractéristiques propres aux créations de la couturière que sont : la structure et le décor du vêtement. Technicienne hors pair, elle pousse le raffinement à l’extrême pour atteindre une pureté absolue des lignes, grâce à une parfaite maîtrise des propriétés intrinsèques du textile, de la coupe du vêtement et de son placement sur le corps. Elle puise son inspiration à la source des civilisations. Fascinée par la Grèce antique, elle tente de réinventer le drapé libre en réduisant les coutures et les attaches. Avec le biais, qu’elle systématise et généralise à l’ensemble de la robe, le tissu s’échappe et flotte, moulant ainsi souplement le corps des femmes sans le contraindre ou s’enroule en drapé.


C’est à cette époque aussi qu’elle oriente ses recherches autour des formes géométriques que sont le carré et le rectangle, qu’elle expérimente sur une poupée de bois de taille réduite qui lui permet d’agencer plus aisément ces formes avant de faire confectionner le modèle en grandeur nature. Perméable aux idées modernistes de son époque, Madeleine Vionnet modifie ainsi la conception traditionnelle du vêtement. Ses préoccupations intellectuelles l’apparentent à celles des peintres puristes, Amédée Ozenfant ou Le Corbusier qui refusent toute anecdote pour ne garder que l’essence des formes géométriques aux vertus plus architecturales que picturales.

Le décor vient agrémenter la structure des pièces avec des motifs floraux – telle la rose qu’elle affectionne tout particulièrement - brodés, coupés, tressés ou incisés sur des matières comme le tulle, la laine mais aussi la fourrure. Elle utilise une gamme de couleurs réduites : le rouge, le jaune et chaque collection comporte systématiquement des modèles en blanc et en noir. En 1929, maniant à la perfection le carré et le rectangle, Madeleine Vionnet introduit le cercle permettant à la robe d’être plus près du corps.

Au second étage, le visiteur découvre les créations des années 30, présentées année par année. Au centre de l’ensemble du parcours, des vitrines thématiques explorent le travail de la couturière en soulignant certaines particularités telles les franges, l’introduction du cercle, l’étiquette comportant sa griffe.

La collaboration avec des décorateurs ou dessinateurs tels Georges de Feure ou Thayaht est également révélée dans le parcours.

Afin de pouvoir exposer cette sélection de modèles, Les Arts Décoratifs ont entrepris, depuis 2007, une vaste opération de restauration entièrement soutenue par Natixis, dans le cadre de sa politique de Mécénat Patrimoines d’hier, Trésors d’avenir. Depuis 2003, Natixis s’engage auprès des plus grandes institutions culturelles pour rendre accessible au plus grand nombre les œuvres du patrimoine national, en faciliter l’analyse scientifique et la restauration. C’est dans cette démarche que Natixis a précédemment mené des projets tels que l’acquisition de la Jeune Fille à la gerbe de Camille Claudel aux côtés du musée Rodin, l’étude des célèbres Globes de Coronelli avec le C2RMF et la BnF, la restauration des tapisseries manquantes de la Tenture d’Artémise pour la Manufacture des Gobelins ou bien encore l’exposition Babylone avec le musée du Louvre.

Andrée Putman, signe la scénographie de cette exposition. Figure incontournable de la scène internationale du design contemporain, elle a contribué à faire connaître dans les années 80 les architectes et créateurs contemporains de Madeleine Vionnet : Jean Michel Frank, Eileen Gray, Pierre Chareau, Robert Mallet Stevens dont elle a réédité les objets les plus emblématiques.

Le catalogue de l’exposition met en parallèle les chefs-d’œuvre de la collection des Arts Décoratifs, photographiés par Patrick Gries, avec le regard des plus grands photographes de mode des années 1920-1930 et de précieux documents d’archive. Les textes retracent le parcours de Madeleine Vionnet, analysent la spécificité de ses créations et étudient sa relation avec les artistes décorateurs de l’époque." Source: http://www.lesartsdecoratifs.fr




A voir!


Les Arts Décoratifs
107, rue de Rivoli
75001 Paris
France

Contact Presse:
Isabelle Mendoza
T : +33 (0) 1 44 55 58 78
F : +33 (0)1 44 55 57 93
presse@lesartsdecoratifs.fr
http://www.lesartsdecoratifs.fr/

lundi 22 juin 2009

Milan - PREMIER BILAN

La Mode de l'été 2010 c'est pour aujourd'hui. Milan puis Paris. En ce moment c'est Milan.




Gucci: Blanc, noir, futuriste, architecturé, matières brillantes pour les costumes. BOF







Neil Barrett: Beige, blanc, gris, noir, vestes croisées, impression de mal coupé (juste une impression) et... des femmes? BIEN














Burberry Prorsum : Des parkas?et des classiques (chemises, cardigans, trenchs, 2 pièces...), le tout en couleurs lin, marine, une pointe de rouge, un peu de rose (le tout très pastel pour les hauts, et invariablement de jolis pantalons marines à fines rayures pour les bas). Des manches longues, et des sangles accrochées de toutes parts. Le sac redevient sac à dos, en cuir (façon vieille école), pour une ambiance "Christopher L'explorateur". BIEN+









Bottega Veneta: Très chamarré (beaucoup de rouge brique), de motifs, de froissé, de brillant. Un peu décevant et sans unité. BOF





Jil Sander: Blanc, noir, tee-shirts imprimés. On s'imagine vite en clinique (la coupe de cheveux des mannequins - coupe au bol - ajoute un effet de structure un peu oppressant), mais il faut dire que les coupes demeurent fidèles à la rigueur de la maison, et finalement avec de beaux accessoires on ne dira pas non. BIEN+







C.P. Compagny: Tout d'abord, de vrais hommes défilent (++). La coupe est toujours un peu nonchalante (PARI marketing BOBO accompli). Du bleu électrique, du noir, du blanc. Le stylisme est à revoir en revanche. BOF








Dolce & Gabbana: Du blanc comme tout le monde, c'est la crise chez DG, une économie brutale du tissu...






Missoni: Du bleu, beaucoup de bleu décliné dans plusieurs, teintes. Toujours les jolies mailles. Les pantalons sont amples et courts, patchworkés. Trenchs, cardigans : rien à dire! Rien à dire non plus des imprimés (léopard, tartan...), des choix de couleurs (Bleu, mais aussi jaune, gris, lin, saumon (dans le bon sens du terme), quelques pièces blanches) et de l'utilisation quasi divine (JOKE) du jean, le meilleur allié de l'homme! Bref, une collection parfaite en matière de mode. Et en plus c'est SEXY.




BILAN: Quelques dérapages, beaucoup d'investissement de la part des acteurs de la mode pour un résultat un peu terne, sans doute est-ce la crise qui poursuit son oeuvre? Retour du blanc (pureté ou aseptisation?), Gucci en baisse, Missoni toujours au top!


Rendez-vous à Paris.

lundi 15 juin 2009

Adam et Eve



Maison Mathieu Berthemy




LEE MILLER


KOOKAÏ



PETIT BATEAU [MIXTE]



AGYNESS DEYN


LOUISE BROOKS



Le smoking. La réinvention du masculin-féminin : un classique de l'homme ajusté aux femmes.



Depuis quelques années on ne compte plus le nombre de produits dédiés à l'homme et la femme, sans distinction du sexe, ou encore l'appropriation d'un genre par un autre. Ainsi les femmes portent des derbys, des trenchs, des pantalons à pinces, des cravates, de grosses montres, des cartables... et les hommes, des sacs, des bijoux, des vêtements moulants, des foulards, dans un panel de couleurs toujours plus féminisées. Le sexe faible et le sexe fort? Cela veut-il encore dire quelque chose à l'heure où les marques autrefois réservées à l'un, promettent des lancements d'articles pour les autres : Bérénice, Cotelac, Mango, Sandro, The Kooples... Etam et bientôt Comptoir des cotonniers et Kookaï proposeront des collections mixtex (dès mi-novembre), c'est à dire consacrées à l'homme et la femme. C'est le créneau que vient d'exploiter Petit Bateau (avec sa ligne "MIXTE") et qui propose de ravissants leggins pour garçons.

SANDRO





Dans le prêt-à-porter de luxe la tendance n'est pas la même. Il faut dire que la création d'articles différents permet aussi plus de choix, une prise de parti plus prononcée dès l'achat. Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier [...] ont changé les mode d'habillements: smoking, saharienne, marinière, jupe pour homme... Les mannequins, eux, sont toujours plus androgynes : elles sont grandes, minces, sans poitrine et sans hanches; ils sont grands, minces, sans muscles et imberbes: même constat pour les cheveux!




Les barrières entre Madame et Monsieur se raréfient et c'est en bons entendeurs que les designers jouent les apprentis sociologues. Quel est l'avenir de ce phénomène? Prendra-t-il suffisamment d'ampleur pour que l'on aboutisse à une fusion des genres? Comment trouver alors son identité, qu'elle soit sociale, culturelle, sexuelle...?






ETAM



Vladimir Restoin Roitfeld for MANGO





Là n'est peut-être pas la question. Sans doute faut-il juste profiter des avantages que le système permet: jouer avec les codes, s'amuser des stéréotypes, être libre de se vêtir.




MIXITE : Nouveau mode d'expression ou nouvelle dictature mode?


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